jeudi 12 novembre 2009

A pleins poumons

Lungs. Florence + the machine. (2009)


       En voilà un de premier album qui porte bien son nom. Poumons. Au pluriel. Deux poumons pour deux CDs (Deluxe Edition). Un dans votre main droite, l'autre dans votre gauche, et vous, comme Florence, Between two lungs, à hésiter : lequel glisser en premier dans la platine ?

Moi j'hésite parmi toute cette vitalité cruelle. Tour à tour, égorgeuse d'oiseau chanteur, creveuse d'oeil jalouse, ou amoureuse rebelle, l'anglaise nous raconte ses histoires baroques et nous invite à danser la gigue, à chanter nous aussi à pleins poumons. J'ai des images en l'écoutant. Je clappe des mains et le sang gicle dans l'air comme les cheveux furie de cette rouquine incendiaire. Puis je m'apaise, je ris. C'est vrai, cette joie qu'elle nous insuffle, cette joie qu'on devrait trouver partout et nulle part, on a tendance à l'affaiblir. Pour Florence, la joie nous heurte la tête comme une balle. La musique de ses Machines vient donc tinter à nos tympans, comme un mélange de soul, de blues noir américain, ou encore comme une réminiscence nostalgique des Seventie's. Que du bonheur en somme.

De tout ceci, j'en aime la voix, claire et incisive, suave ou puissante ; j'en aime les textes, ces cynismes, ces douceurs aussi -car elle ne chante pas que la violence ; j'en aime les rythmes contrebalancés dans Blinding, un peu tribal à mon oreille, et celui "so weird" comme on dirait outre-manche de Girl with one eye, un semblant de Tim Burton en chanson. Je n'aime pas du tout les cœurs trop importants sur certaines pistes qui me donnent l'impression d'écouter du rock facile des années 90 ; mais j'aime la facilité qu'à cette artiste de mettre en joie des paroles si dures. Alors je ventile, je m'emplis la cage thoracique de ces airs à fredonner, mais je reste sur mes gardes : qui sait, si un jour elle s'attaque à mon coeur ?

Respirez par vous même :  Poumon 1  & Poumon 2.

Val'Air

Posté par Bonbonniere à 09:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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